Même dans leurs pires cauchemars, bien peu parmi l’entourage de Nicolas Sarkozy avaient imaginé que François Hollande puisse ravir à leur champion son deuxième quinquennat. Une fois éliminé Dominique Strauss-Kahn, englué dans les méandres judiciaires, la route leur semblait bien dégagée. Personne n’a jamais redouté François Hollande et de cette sous-estimation il a justement fait un atout, expliquait-il encore récemment.
Parti à l’assaut de la magistrature suprême comme deuxième choix du Parti socialiste, l’ancien premier secrétaire est parvenu sans esbroufe à imposer son style lui qui, justement, laissait croire qu’il n’en avait aucun. Les Français l’ont découvert en 1992. Pour le grand public, il est « Monsieur Royal », le compagnon de Ségolène Royal avec qui il a quatre enfants et qui vient alors d’être nommée ministre. C’est elle qui est dans la lumière alors que lui se tient en retrait. Et c’est encore elle qui lui grille la politesse en 2007, alors qu’il est le patron du PS, pour faire la campagne socialiste face à Nicolas Sarkozy, qui l’emporte.
Homme de rassemblement
Devant Nicolas Sarkozy, le président le plus atypique qu’ait connu la France, François Hollande se réclame d’être seulement « normal ». Celui dont le président sortant a dit qu’il était « nul », s’est bien gardé de le détromper. Pourquoi l’aurait-il fait alors que son autorité, son agilité intellectuelle et son flegme se sont imposés à tous et singulièrement au cours du fameux face à face télévisé du 2 mai. Nicolas Sarkozy s’y est montré fort de son expérience alors que François Hollande lui a opposé son ...Lire la suite (...) sur RFI
